La banque est la source la plus fiable de la prévision : elle connaît le solde réel, annonce parfois les prélèvements et virements programmés avant de les exécuter, et son historique révèle les décaissements réguliers pour lesquels aucune facture n'est jamais saisie (loyer, assurance, emprunt, abonnements logiciels). Dokos exploite ces trois informations, quelle que soit la façon dont les relevés arrivent : banque connectée, import de fichiers ou saisie.
Le solde de départ de la prévision est la position bancaire des comptes sélectionnés à la date du jour. Dokos la détermine par ordre de confiance décroissante, compte par compte :
La carte « Trésorerie aujourd'hui » précise si la position correspond au grand livre ou s'en écarte, et de combien : l'écart mesure les opérations passées en banque et pas encore comptabilisées, ou l'inverse. Les opérations en attente décrites ci-dessous ne comptent jamais dans le solde de départ.
Exemple — Dokompany Vendredi soir, la banque connectée a transmis un solde de 87 400 €. Lundi matin, deux virements clients de 3 200 € ont été comptabilisés depuis ; la carte affiche 90 600 € et signale un écart de 1 250 € avec le grand livre : les frais bancaires du trimestre, prélevés vendredi, ne sont pas encore saisis.
Une opération en attente est un prélèvement ou un virement programmé que la banque annonce quelques jours avant de l'exécuter. Lorsqu'une banque connectée transmet ces opérations, Dokos les enregistre comme transactions bancaires au statut En attente : elles sont exclues du réalisé, du solde de départ et des listes de rapprochement, et apparaissent uniquement dans les colonnes futures de la prévision, à leur date de valeur annoncée, avec une confiance de 95 %.
Dès que la banque exécute l'opération, la transaction en attente devient la transaction réelle (elle n'est pas dupliquée) ; si l'opération disparaît de la banque, Dokos la retire. La catégorie d'une opération en attente suit la chaîne provisoire habituelle : règle de rapprochement, catégorie bancaire, tiers.
Exemple — Dokompany Le 27 du mois, la banque annonce le prélèvement du loyer de 2 400 € « PRLV LOYER SCI LES TILLEULS » pour le 1er. La grille montre 2 400 € en « Loyers et charges » sur le 1er, catégorisé par la règle « Loyer bureaux ». Le 1er, le prélèvement est exécuté : la même transaction passe en réalisé, sans doublon.
Un schéma bancaire récurrent est une série de lignes de relevé au libellé stable et au montant régulier (loyer, leasing, assurance, emprunt, abonnement logiciel), payée par prélèvement sans qu'aucune facture ne soit saisie dans Dokos. Dokos détecte ces séries dans l'historique des transactions rapprochées et propose des règles de rapprochement portant la périodicité, le montant et le jour appris, que la prévision projette comme planchers dans les mois futurs.
Chaque semaine, Dokos regroupe les lignes bancaires non couvertes par une règle selon leur libellé normalisé (références, dates et numéros retirés) et leur contrepartie. Une série est proposée lorsqu'elle compte au moins trois occurrences, à intervalles réguliers (hebdomadaire, mensuel, trimestriel ou annuel, à quelques jours près) et avec un montant stable (variation inférieure à 15 %). La proposition porte le libellé type, la périodicité, le montant médian signé, le jour habituel et une catégorie de trésorerie suggérée.
La barre d'outils de la prévision affiche un compteur Schémas récurrents à examiner qui ouvre la liste des règles proposées ; chaque proposition s'accepte (elle devient une règle récurrente projetée) ou se rejette (la série ne sera plus proposée). Une règle existante peut aussi apprendre de l'historique des transactions qu'elle a reconnues, depuis sa fiche.
Exemple — Dokompany Après six mois de relevés, Dokos propose une règle « ASSURANCE » mensuelle de 312 € le 5, catégorie « Assurances ». La responsable financière l'accepte : chaque mois futur affiche au moins 312 € en « Assurances », sans qu'aucune facture d'assurance n'ait jamais été saisie.
Une règle récurrente projette son montant appris à chaque occurrence attendue, en plancher : la période affiche au moins ce montant, et une facture ou une écriture saisie plus tard pour la même dépense le remplit au lieu de s'y ajouter. Lorsqu'une transaction bancaire rapprochée correspond à la règle, l'occurrence du mois est couverte par le réalisé (ou par l'opération en attente), et la prochaine date attendue de la règle avance d'une période. Une date de fin sur la règle arrête la projection, par exemple à la dernière échéance d'un emprunt. La confiance de cette source est de 80 %.
| Donnée | Où la saisir ou l'obtenir | Si elle manque |
|---|---|---|
| Transactions bancaires | Banque connectée ou import de relevés | Solde de départ lu dans le grand livre ; aucun réalisé, aucune détection de récurrence |
| Solde bancaire à une date | Transmis par la banque connectée, ou saisi à la main (compte, date, solde) | Le solde de départ est la somme des transactions importées, sensible aux relevés manquants |
| Comptabilisation à jour | Saisie des pièces et rapprochement | L'écart avec le grand livre grandit ; la carte le signale |
| Opérations annoncées | Banque connectée qui les transmet | Les prélèvements des prochains jours ne sont visibles que par les règles récurrentes ou les factures |
| Six mois d'historique rapproché | Rapprochement régulier | Trop peu d'occurrences : aucune série détectée |
| Règles proposées acceptées, ou règles saisies avec périodicité | Liste des règles de rapprochement | Loyers, assurances, emprunts et abonnements sans facture manquent aux mois futurs |
| Catégorie de trésorerie sur les règles | Fiche de la règle | Les occurrences projetées et les transactions reconnues restent en « Non catégorisé » |
| Date de fin sur une règle d'emprunt | Fiche de la règle | Les échéances continuent au-delà du terme |